Quatre malfaiteurs en scooter armés d’une simple disqueuse pour un butin « inestimable ». Le cambriolage du Louvre , dimanche matin juste après l’ouverture, est déjà entré dans l’histoire des casses les plus rocambolesques. En sept minutes montre en mains les malfaiteurs ont garé leur camion à nacelle pour accéder à l’étage, utilisé une disqueuse pour casser les vitres blindées et s’emparer de « huit joyaux de la couronne de France » avant d’enfourcher de puissants scooters Yamaha TMAX et disparaître. Parmi les bijoux, le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, composé de huit saphirs et de 631 diamants, et le diadème de l’impératrice Eugénie, riche de près de 2 000 diamants. Pour Gérald Darmanin, ministre de la Justice, l’affaire donne « une image terrible de la France ». Le palais du Louvre fermé depuis hier 9 heures fait parler de lui à travers le monde. Pour l’instant la presse internationale rigole seulement de cet événement déconcertant.
« La scène semble sortie d’un film » , s’amuse le quotidien espagnol El Pais seulement trois heures après le larcin. Ce matin, le quotidien espagnol avait changé sa une et évoquait « un vol spectaculaire. » Pourtant, les malfaiteurs n’ont utilisé « ni technologie, ni outils sophistiqués ». Si le trésor est hollywoodien, le déroulé l’est moins. Suddeustche Zeitung, un quotidien allemand, observe la distance entre le cinéma et la réalité. A Paris, les braqueurs n’ont pas agi dans le style « astucieux d’un gentleman cambrioleur » ni avec la « souplesse féline » attendus sur le grand écran.
