La toxine mortelle de ces grenouilles, dont l’effet analgésique est estimé environ 200 à 250 fois plus puissant que celui de la morphine, a été retrouvée dans des échantillons prélevés sur le corps de l’opposant à Vladimir Poutine mort en prison en février 2024.
Selon les légendes – car il n’y a pas d’unanimité scientifique et historique à ce sujet -, les secrétions toxiques de cette grenouille étaient autrefois utilisées par les autochtones sud-américains pour empoisonner la pointe de leurs flèches ou de leurs sarbacanes. Ce samedi, une enquête menée par le Royaume-Uni, la France, la Suède, les Pays-Bas et l’Allemagne révèle que Moscou a utilisée la «toxine rare» et «mortelle (…) présente dans la peau des grenouilles-dards d’Équateur» pour, «très probablement», éliminer l’opposant Alexeï Navalny, opposant à Vladimir Poutine mort en février 2024 dans des circonstances troubles dans une prison russe.
«Nous savons que l’État russe a désormais utilisé cette toxine létale pour cibler Navalny par crainte de son opposition», a déclaré le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. Londres annonce en outre qu’il va signaler l’empoisonnement à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), «en tant que violation flagrante par la Russie» de sa convention et appelle Moscou «à cesser immédiatement cette activité dangereuse». Le Foreign Office explique qu’un «travail constant et collaboratif a confirmé, par des analyses de laboratoire, que la toxine mortelle présente dans la peau des grenouilles-dards d’Équateur (l’épibatidine) a été retrouvée dans des échantillons prélevés sur le corps d’Alexeï Navalny». Ils ajoutent que cette toxine a «très probablement entraîné sa mort».
