Affaire Pelicot : Après des failles dans le suivi du violeur, une nouvelle procédure pour les rapprochements d’ADN

omment croiser des données entre tribunaux sans perdre des informations précieuses permettant d’identifier des criminels ? Le ministère de la Justice a annoncé ce lundi que la transmission des rapports de rapprochement issus du fichier national automatisé des empreintes génétiques se fera exclusivement par voie numérique à partir de février.

Cette annonce fait suite aux conclusions d’un rapport de l’Inspection générale de la justice, commandé par le garde des Sceaux Gérald Darmanin en mai 2025 pour établir pourquoi des investigations n’avaient pas été lancées dès 2010 quand l’ADN de Dominique Pelicot avait été prélevé et identifié dans une affaire de viol. Ce rapport pointe des « vulnérabilités » et un dysfonctionnement général dans le traitement judiciaire des empreintes génétiques.

Interpellé en 2010 en train de filmer sous des jupes

Des dysfonctionnements supposés avaient été mis au jour lors du procès du septuagénaire, condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan (Vaucluse), entre 2011 et 2020.

Lors de ce procès devant la cour criminelle du Vaucluse, il était apparu qu’il avait été interpellé en 2010 dans un centre commercial de banlieue parisienne en train de filmer sous les jupes de femmes. Son ADN avait alors été prélevé. Quelques mois plus tard, il avait été identifié dans une procédure pour une tentative de viol à Villeparisis en Seine-et-Marne, le 11 mai 1999.