Comment fonctionnent les systèmes géothermiques améliorés ?
Contrairement aux centrales géothermiques classiques, limitées aux zones volcaniques et aux frontières de plaques tectoniques (comme l’Islande), les EGS consistent à forer jusqu’à huit kilomètres de profondeur, à injecter un fluide dans la roche fracturée, puis à pomper ce fluide chauffé vers la surface pour produire de l’électricité.
Les chercheurs ont comparé des scénarios avec et sans EGS et constaté que l’intégration des EGS au mix d’énergies renouvelables permet de réaliser « d’importantes économies d’infrastructures ».
Lorsque les EGS ne fournissaient que 10 % de l’approvisionnement en électricité, les besoins en capacité éolienne terrestre diminuaient de 15 %, la capacité solaire reculait de 12 % et les besoins en stockage par batteries chutaient de 28 %.
La surface totale requise passait également de 0,57 % à 0,48 % de la superficie cumulée des pays. Les chercheurs estiment que cela pourrait intéresser des États petits ou densément peuplés comme Taïwan et la Corée du Sud.
