CHARLES GAVE DIT TOUT : LA FRANCE AU BORD DU GOUFFRE ! MACRON DEVIENT F*U !

Une aristocratie déconnectée et « corrompue jusqu’à l’os »

Au-delà des chiffres, c’est une critique acerbe de la sociologie des élites françaises que livre l’économiste. Il décrit une classe dirigeante issue d’une endogamie monstrueuse, où 90 % des élèves des grandes écoles proviennent d’un cercle restreint de l’entre-soi parisien. Cette « aristocratie » ne saurait plus parler au peuple, ne le comprendrait plus, et pire, le détesterait.

Charles Gave n’hésite pas à utiliser le mot « corruption ». Il pointe du doigt les centaines de « hautes autorités » et « conseils » inutiles qui servent de refuges dorés pour les amis du pouvoir, coûtant des dizaines de milliards d’euros chaque année. Il cite notamment le scandale d’EDF, un fleuron industriel capable de produire l’électricité la moins chère du monde, mais que les décisions politiques ont réussi à plonger dans un déficit de 23 milliards d’euros.

« Il y a une non-responsabilisation des élites en France qui est extraordinaire », s’indigne-t-il, évoquant des dossiers judiciaires qui n’aboutissent jamais malgré les preuves accumulées, comme l’affaire Alstom.

La fin de la souveraineté : de l’Euro à l’OTAN

Pour Gave, la racine du mal plonge dans la perte de souveraineté de la nation française. Depuis Jean Monnet, une volonté farouche viserait à détruire les nations européennes pour transférer le pouvoir à des instances technocratiques extérieures. L’Euro, qu’il qualifie de « désastre annoncé » dès 2002, aurait créé un déséquilibre structurel : trop d’usines en Allemagne, et trop de fonctionnaires en France.

Il critique également l’alignement systématique de la France sur les intérêts américains, notamment via la réintégration du commandement intégré de l’OTAN sous Nicolas Sarkozy. Pour lui, cette uniformité forcée au sein de l’Union européenne tue la diversité qui faisait la force du continent. « Un Français n’est pas un Allemand, un Allemand n’est pas un Italien », rappelle-t-il, prônant un retour à la subsidiarité et à la démocratie directe, sur le modèle suisse.