Coup d’envoi pour les plaques d’immatriculation à fond rose, l’astuce simple pour limiter la fraude et les PV indus

Lutter contre les « doublettes » et les usurpations de plaque

Sont concernées, aux dires du ministère, « plus de 400 000 immatriculations provisoires WW et immatriculations W garage par an ». Ces fameuses plaques temporaires sont attribuées pour une période renouvelable de deux mois aux véhicules neufs dans l’attente de leur immatriculation définitive ; aux véhicules immatriculés à l’étranger en attente d’une immatriculation française ; ainsi qu’aux véhicules des bureaux d’études des constructeurs et équipementiers qui font l’objet d’essais sur route.

Le texte de loin va encore plus loin : il consiste à faire apparaître la date de fin de validité du certificat provisoire d’immatriculation WW et à « rendre obligatoire la présentation du certificat d’immatriculation du véhicule et une pièce d’identité de l’acheteur préalablement à toute fabrication de plaque ». L’objectif est de lutter contre le fléau de la « doublette » et rendre moins facile l’usurpation d’un numéro d’immatriculation.

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Nombreux sont les automobilistes à recevoir des procès-verbaux pour des infractions qu’ils n’ont pas commises. En cause notamment, le fait que « n’importe qui peut acheter une plaque d’immatriculation dont le numéro correspond à un autre véhicule que le sien, dénonce Philippe Nozière, président de 40 Millions d’Automobilistes. L’absence de contrôle à l’achat offre aux usurpateurs une liberté totale pour enchaîner les infractions sans se préoccuper des sanctions. »