ENQUÊTE EXPLOSIVE SUR BARDELLA : LIENS TROUBLANTS AVEC L’EXTRÊME DROITE, FAUX DOCUMENTS ET CANDIDATS RACISTES — LE VERNIS DU RN CRAQUE ET FAIT TREMBLER LE PARTI !

Il est partout. Sur les plateaux de télévision, en couverture des magazines, et désormais en tête des ventes en librairie. À 30 ans, Jordan Bardella n’est plus seulement le président du Rassemblement National (RN) ; il est devenu une marque politique méticuleusement construite, une icône de la “dédiabolisation” qui s’imagine déjà franchir les portes de l’Élysée en 2027. Pourtant, une enquête approfondie menée par Mediapart révèle que derrière ce lissage médiatique extrême, les structures, les méthodes et les fréquentations du parti restent ancrées dans une radicalité que le jeune leader tente désespérément de camoufler.

L’héritier par défaut ? L’ombre du procès Le Pen

L’omniprésence actuelle de Jordan Bardella ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans un calendrier judiciaire tendu. Marine Le Pen fait face à une menace sérieuse : le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité de cinq ans, la triple candidate à la présidentielle pourrait voir son avenir politique s’effondrer à l’été 2026.

Dans ce scénario, Bardella n’est plus le second, mais le plan A. Soutenu par l’empire médiatique de Vincent Bolloré, il bénéficie d’une rampe de lancement inédite. Ses livres, publiés chez Fayard (propriété de Bolloré), lui auraient déjà rapporté près de 700 000 euros en droits d’auteur, tout en lui offrant un prétexte permanent pour occuper le terrain médiatique et multiplier les bains de foule.

Le mirage de la “Brebis Galeuse”

Le discours officiel du RN est clair : le parti a changé. En juin 2024, face à l’émergence de candidats aux propos ouvertement racistes ou nostalgiques du IIIe Reich, Jordan Bardella promettait de ne pas avoir “la main qui tremble” pour écarter les éléments problématiques. Il avait alors qualifié ces candidats de “brebis galeuses”.

Pourtant, les faits racontent une tout autre histoire. Une enquête récente de Mediapart a identifié au moins une douzaine de candidats pour les municipales de 2026 qui, malgré un passé marqué par des propos haineux ou des liens avec des groupuscules radicaux, ont été réinvestis ou maintenus à des postes clés.

Parmi eux, Quentin Macullo à Belfort. Ce cadre de La Cocarde s’était illustré en comptabilisant le pourcentage de prénoms à consonance étrangère sur les listes de naissance, n’oubliant pas de préciser qu’il incluait les prénoms d’origine hébraïque dans son décompte obsessionnel. Interrogé, l’intéressé balaie ces révélations d’un revers de main, parlant d’un “commentaire dépassionné sur une donnée statistique”. Cette persistance de cadres obsédés par la théorie raciste du “grand remplacement” prouve que le filtrage promis par la direction du RN est, au mieux, inefficace, au pire, une simple opération de communication.