JORDAN BARDELLA pulvérise une ÉTUDIANTE sur sa PROPAGANDE anti-RN

Dans un climat politique où la tension est palpable et les enjeux sociétaux cruciaux, une confrontation télévisée a rapidement basculé du simple débat d’idées à une véritable joute verbale, révélant la violence et la superficialité alarmante qui peuvent caractériser une partie du discours militant en France. Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN), s’est retrouvé face à une étudiante dont l’intervention, présentée comme une offensive stratégique anti-RN, s’est heurtée à une riposte factuelle, méthodique et d’une rigueur juridique implacable. L’échange, dont la diffusion a marqué les esprits et est devenue virale, est allé bien au-delà de la simple divergence d’opinions, soulevant des questions fondamentales sur la manipulation des faits, le droit de la presse, la présomption d’innocence et le danger des accusations non fondées.

La séquence s’est ouverte sur une accusation à la fois personnelle et politique, l’étudiante n’hésitant pas à qualifier d’emblée M. Bardella d’« hypocrite ». Cette entrée en matière agressive avait pour objectif de cibler l’action du RN sur la question, ô combien sensible, des violences sexuelles. L’étudiante a mis en cause le parti pour avoir voté contre une modification de la définition de l’agression sexuelle à l’Assemblée nationale, notamment le fait de ne pas avoir soutenu la caractérisation du retrait de préservatif (le stealthing) comme un viol.

Le Piège de l’Incohérence Légale face à la Protection des Victimes

Cette première attaque, aussi émotionnellement chargée que légitime dans son intention de protection des femmes, a permis de mettre en lumière la complexité du processus législatif et les nuances juridiques souvent ignorées dans le débat public. Il est exact que l’Assemblée nationale a modifié en 2025 la définition des infractions sexuelles, introduisant explicitement la notion de non-consentement, en complément des critères historiques de violence, contrainte, menace ou surprise. Cette initiative, issue d’un travail transpartisan et des recommandations du Haut Conseil à l’Égalité, visait à clarifier que l’absence de consentement seul suffit à caractériser l’infraction.

Cependant, l’analyse factuelle et juridique, introduite dans la foulée, a rappelé que le débat a été particulièrement houleux pour des raisons fondamentales liées au droit pénal français. L’introduction d’une définition purement centrée sur le consentement a fait craindre un « glissement vers une appréciation subjective a posteriori des faits ». En France, il est essentiel de le rappeler, la charge de la preuve repose sur l’accusation, conformément à l’article 92 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et au principe fondamental de la présomption d’innocence.

La crainte exprimée par ceux qui ont voté contre — une position que le RN a adoptée pour ce point technique — était double : d’une part, l’installation d’une « insécurité juridique » pour les personnes mises en cause, faute de critères suffisamment précis pour caractériser pénalement l’absence de consentement ; d’autre part, un risque d’« inconstitutionnalité » si la définition s’avérait trop imprécise au regard du principe d’égalité des délits et des peines. Le législateur a finalement dû se résoudre à une articulation plus nuancée, conservant le lien entre non-consentement et circonstances objectivables, plutôt que d’adopter un modèle de consentement pur comme dans certains droits étrangers. Cette démonstration de rigueur a immédiatement sapé la base de l’accusation d’hypocrisie, révélant que le vote concernait un point technique de droit pénal fondamental, et non un rejet du principe de la protection des femmes. La tentative de présenter une incohérence politique a ainsi échoué face à une exigence de cohérence juridique.