La DGSI tronquée : L’Omission qui Rétablit la Vérité sur la Violence Politique
L’étudiante, tentant de reprendre l’avantage après cet échec initial, a rapidement basculé sur le terrain de la violence politique et de la délinquance, accusant le RN et ses sympathisants d’être responsables de la « montée violente de l’extrême droite » et des agressions, citant un « rapport de la DGSI » de 2023.
C’est sur ce point que la riposte de Jordan Bardella, étayée par une vérification factuelle minutieuse, s’est transformée en une véritable leçon. L’analyse du rapport de la DGSI, dont l’étudiante affirmait se faire le porte-voix, a révélé une omission des plus flagrantes et potentiellement volontaires. Si la DGSI alerte bien sur la montée des groupuscules violents, elle souligne également une « fragmentation idéologique » du risque. La DGSI n’a jamais limité le danger à une seule mouvance, contrairement à l’étudiante qui semblait n’avoir lu qu’une partie du rapport.

M. Bardella a rappelé que la menace ne se limite pas à l’ultra-droite. Il a insisté sur le terrorisme islamiste, qui se caractérise désormais de plus en plus par des acteurs isolés, jeunes, et nourris par la propagande en ligne. Plus frappant encore, le leader du RN a brandi les chiffres concernant l’ultra-gauche. Les actions violentes imputables à cette mouvance ont augmenté de près de 25 % entre 2021 et 2023, avec une hausse marquée des violences contre les forces de l’ordre, des dégradations, des incendies et des sabotages. L’ultra-gauche est de plus, surreprésentée dans l’ensemble des violences de rue selon ces mêmes rapports.
Malgré le témoignage de l’étudiante concernant l’avalanche de commentaires racistes, négrophobes et misogynes subis après une précédente apparition – un fait que Bardella a d’ailleurs condamné fermement en conclusion de l’échange – l’argumentaire du leader a rétabli une réalité statistique et sécuritaire bien plus nuancée. La violence politique et idéologique est un fléau aux multiples visages en France, et l’extrême gauche en est une composante majeure, brossant un tableau bien loin de l’image partiale dressée par son opposante.
