La “Coalition des Droites” : Marion Maréchal révèle le plan secret pour une victoire historique et sonne l’alarme face à la “sortie d’histoire” de la France.

La Stratégie du Centre-Droit : La clé de la victoire en 2027

L’analyse stratégique de Marion Maréchal se concentre sur l’enjeu principal des prochaines années : le positionnement du centre. « C’est le grand enjeu politique d’ici 2027 : de quel côté va pencher le centre ? »

Elle rappelle une loi non écrite de la politique française : lorsque le centre-droit s’allie avec le centre-gauche, c’est toujours la gauche qui gagne, « culturellement, intellectuellement, programmatiquement ». L’exemple du macronisme est, pour elle, la démonstration la plus récente de cette dérive progressive vers la gauche. La victoire de la droite en 2027 passera donc nécessairement par le ralliement de ce centre-droit.

Les coulisses de l'Union des droites avec Marion Maréchal - Valeurs  actuelles

La « Coalition des Droites » qu’elle défend est explicitement conçue pour intégrer les forces allant « du centre droit jusqu’à la droite nationale ». Cela inclut, bien sûr, les figures majeures du paysage politique de droite : Bruno Retailleau, Nicolas Dupont-Aignan, Éric Ciotti, le RN, et Reconquête. Mais elle insiste sur l’importance d’une partie d’Horizon, citant l’exemple concret et spectaculaire de Christel Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, qui a réalisé des économies massives en coupant dans les subventions culturelles destinées à la gauche. Ce sont ces personnalités et ces actions, qui incarnent la bonne gestion et le bon sens, qui peuvent être intégrées à la coalition.

Le Programme Commun : Plus de convergences que de divergences

Pour faire taire les sceptiques qui brandissent la bannière des différences programmatiques, Marion Maréchal affirme, à l’issue de ses discussions « en off » avec des personnalités de toutes les familles politiques de droite, que les points de convergence sont bien plus nombreux qu’on ne le pense. Loin d’une « compromission », il s’agit d’un « compromis qui fasse consensus ».

Le socle programmatique de cette coalition future se dessine autour de thèmes régaliens et économiques majeurs :

Immigration et Sécurité : Un accord quasi total sur la nécessité de « réduire, contrôler, voire d’arrêter » l’immigration. De même, la politique pénale et carcérale doit être rendue plus efficace et surtout « moins laxiste ».

Écologie et Énergie : La volonté partagée de mettre fin à l’« écologie punitive » et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour un plan énergétique national ambitieux, incluant la géothermie.

Souveraineté et Europe : La critique des dérives de l’Union européenne est désormais un point de consensus, un fait « impensable il y a encore 10 ans », illustré par le refus commun de voter le maintien d’Ursula von der Leyen.

Économie et Finances Publiques : Malgré des nuances libérales ou protectionnistes, la majorité des familles de droite s’accordent sur l’urgence de réduire le train de vie de l’État, d’assainir les dépenses publiques et de mettre fin à l’augmentation des impôts sur les classes moyennes, voire de les réduire.

La question des retraites reste un point de crispation, mais elle doit être abordée dans la logique d’un programme commun où « chacun doit faire un pas ». Pour Maréchal, ce point de désaccord ne doit pas faire obstacle à l’union face à l’urgence nationale.