L’année 2026 s’ouvre sur un paysage politique français méconnaissable. Ce que beaucoup considéraient comme une stabilité de façade s’est évaporé en quelques semaines, laissant place à un spectacle de désolation institutionnelle. Entre motions de censure, menaces de dissolution et une révolte paysanne qui ne faiblit pas, le pouvoir macroniste traverse une tempête qu’il n’avait absolument pas anticipée. Le gouvernement, autrefois maître de son agenda, navigue désormais à vue dans un brouillard de crises sociales, budgétaires et morales.
Un exécutif pris au piège de ses propres divisions
Au cœur de cette tourmente, le duo exécutif semble se fissurer. Des informations exclusives font état d’une tension inédite entre Emmanuel Macron et son Premier ministre, Sébastien Lecornu. Loin de l’image d’unité affichée devant les caméras, les deux hommes se livreraient à une lutte d’influence acharnée. Macron, agacé par les initiatives unilatérales de son chef de gouvernement — notamment des contacts directs avec Ursula von der Leyen concernant la crise des engrais — voit son autorité contestée au sein même de son camp.
Cette fébrilité au sommet de l’État n’est pas qu’une question d’ego. Elle révèle une incapacité structurelle à coordonner une réponse face aux crises multiples. Alors que le pays s’agite, chaque membre du gouvernement tente de protéger ses arrières, transformant la stratégie nationale en un puzzle incohérent.
La révolte paysanne : le catalyseur du mécontentement
Si le gouvernement est en panique, c’est avant tout parce que la rue — et plus précisément les champs — a décidé de se faire entendre. La révolte paysanne s’est imposée comme un ouragan, mettant à nu les failles de la politique européenne de la Macronie. Ce n’est plus un simple incident sectoriel, mais une prise de conscience massive. Les agriculteurs, en bloquant les ports et les axes routiers, dénoncent non seulement des conditions économiques précaires mais aussi l’accord avec le Mercosur et la dilution de la souveraineté française dans les exigences de Bruxelles.
Ce mouvement de terrain bénéficie d’un soutien croissant de la population, qui voit dans ces blocages le symbole d’une France qui refuse de mourir en silence sous le joug d’élites déconnectées. Les sondages montrent une poussée spectaculaire de l’aspiration à la souveraineté nationale, plaçant le débat sur le Frexit au centre des préoccupations citoyennes.
