L’Onde de Choc Bardella : « La France n’est pas un guichet social » – Le Face-à-Face Musclé sur les Aides Sociales qui Découpe la Nation en Deux.v

II. L’Impératif Budgétaire : Quand la Dette Publique Exige des Choix Drastiques

L’argumentation de Jordan Bardella ne s’ancre pas seulement dans la logique du visa, mais dans l’urgence économique. La France, a-t-il martelé, n’a plus les moyens d’une solidarité universelle. « Gouverner, c’est choisir, » a-t-il affirmé, soulignant qu’il pourrait se retrouver à la tête d’un pays avec près de 6 millions de chômeurs et une dette astronomique.

Les données officielles viennent appuyer son propos avec une force redoutable. Le rapport de la Cour des comptes de février 2025 dresse un bilan alarmant. Le déficit public a atteint près de 175 milliards d’euros, soit 6 % du PIB, une hausse significative par rapport aux années précédentes. La dette publique brute s’établit, quant à elle, à 3300 milliards d’euros, avec une charge d’intérêt s’élevant à 59 milliards.

LCI on X: "🔴 Jordan Bardella (@J_Bardella) face aux Français  #LaGrandeConfrontation 🗣️ "La France n'est pas un guichet social. Si  demain nous arrivons à la tête du pays, en réservant les aides

Ce qui inquiète le plus, c’est que ce rebond du déficit est attribué non pas à des mesures exceptionnelles, mais à une « hausse inédite des dépenses ordinaires », et notamment des prestations sociales (+3,1 %). Face à cette trajectoire, la Cour des comptes estime que l’effort budgétaire nécessaire pour un réel redressement s’élève à 110 milliards d’euros, un montant qui dépasse largement les besoins anticipés.

Dans ce contexte de comptes publics « dans le rouge », la priorité nationale est présentée comme une nécessité budgétaire. Bardella fait la distinction essentielle entre les aides sociales contributives (celles qui découlent d’un travail et du paiement de cotisations, comme les indemnités chômage) et les aides non-contributives (comme le RSA ou les allocations familiales), qui relèvent de la seule solidarité. C’est sur cette dernière catégorie que porte le projet de réserver l’accès aux nationaux.

III. Les Mesures Concrètes : De l’Allocation Familiale au Logement Social

Le leader politique a détaillé avec précision les implications de la priorité nationale s’il accédait au pouvoir. Il a assumé sans détour que les allocations familiales seraient réservées aux familles dont l’un des deux parents est de nationalité française. Concernant le Revenu de Solidarité Active (RSA), il serait désormais conditionné à cinq ans de travail sur le territoire, et non plus seulement à cinq ans de présence.

Le secteur du logement social cristallise également cette volonté de priorité. Face à une demande qui explose — 2,7 millions de ménages étaient en attente d’un logement social à la mi-2024 — et à un délai d’attente moyen qui dépasse désormais un an et demi, la promesse est claire : les citoyens français doivent avoir une priorité dans l’accès au logement social.

Jordan Bardella s’est appuyé sur les chiffres de l’INSEE, selon lesquels un tiers des immigrés occupe aujourd’hui un HLM, pour dénoncer une forme de « préférence étrangère » orchestrée, selon lui, par certains partis politiques à des fins de clientélisme électoral. En réservant l’accès aux nationaux, l’objectif est de résoudre une partie du problème de pénurie qui frappe particulièrement les zones tendues.

Enfin, concernant les travailleurs étrangers, l’idée d’une condition de travail est avancée. L’analyste décrypte la proposition choc : si un étranger ne parvient pas à trouver un contrat de travail au bout de six mois, il doit « repartir dans son pays ». Loin d’être une idée isolée, cette règle est la norme dans plusieurs grandes démocraties, comme le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon, qui imposent des délais stricts (souvent 60 jours ou trois mois) aux travailleurs licenciés pour retrouver un emploi sous peine d’expulsion.