Le double discours de la gauche sur les violences

La polémique ne s’arrête pas à la question du voile. Elle s’étend à la gestion des violences faites aux femmes au sein même des partis de gauche. Le cas d’Adrien Quatennens, réintégré au sein du groupe LFI après avoir reconnu des violences conjugales, reste un point de friction majeur. Les propos d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, évoquant un « contexte » pour expliquer ces violences, ont provoqué une vive colère.
Les chiffres sont pourtant glaçants : en 2021, les services de sécurité ont enregistré 208 000 victimes de violences conjugales en France, soit une augmentation de 21 %. Pour les critiques, minimiser un acte de violence sous prétexte qu’il émane d’un « camarade » de lutte est une trahison des valeurs féministes affichées par la NUPES. Cette indulgence sélective crée un sentiment d’impunité : « Quand c’est un mec de droite, c’est un salaud ; quand c’est un mec de gauche, il a des circonstances atténuantes. »
