MACRON DEVRAIT ÊTRE EN PRISON, CHARLES DE GAVE DÉVOILE TOUT À HAUTE VOIX

Le syndrome de la “Cour des Crétins”

Au-delà de cette décision stratégique, Charles Gave dresse un portrait psychologique du Président Macron qui explique, selon lui, la dérive de l’État : il serait entouré sciemment de « nuls » et de « crétins ». Gave, fort de son expérience dans le monde des affaires, applique une grille de lecture managériale à la politique : un dirigeant vraiment brillant s’entoure de gens plus intelligents que lui. « S’il a des problèmes psychologiques, il va s’entourer de crétins pour pouvoir les traîner dans la boue. Et Macron fait partie de ces dirigeants dans le deuxième cas. »

Ce constat, d’une brutalité rare, n’est pas anecdotique. Il est, pour Gave, la clé de compréhension du déclin de l’appareil d’État français. L’incompétence et la médiocrité ne seraient pas des accidents, mais le produit d’un choix délibéré visant à ne jamais se faire d’ombre. L’économiste déplore la qualité des ministres actuels, les comparant amèrement aux grands noms qui ont marqué les gouvernements passés, comme Raymond Barre.

L’Anti-Darwinisme et la capture de l’État

La médiocrité du casting politique actuel n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence d’une défaillance systémique, ce que Charles Gave nomme l’« anti-darwinisme » politique.

L’économiste explique que, depuis l’instauration du financement public des partis politiques, un mécanisme de sélection négative s’est mis en place. Le président en exercice, détenant les cordons de la bourse, a tout intérêt à « éliminer d’abord tous ceux qui pourraient vous faire de l’ombre. » Après plusieurs générations de cette épuration interne, le résultat est fatal : « à l’arrivée, vous n’avez plus que des nuls, quoi. C’est là, c’est dans le fond, le système politique en France, c’est l’anti-darwinisme : c’est les plus crétins qui survivent. »

Pire encore, cette mécanique de cooptation a permis à une « élite technocratique » de s’auto-générer et de capturer l’État à son profit. Gave dénonce sans ambages la « haute fonction publique » française, qui, en l’espace de cinquante ans, est devenue « complètement corrompue », non pas par de simples enveloppes, mais par l’enrichissement personnel. Les hauts fonctionnaires sont devenus des « crapules qui se servent eux à la place de servir. » L’État n’est plus géré par des « moines-soldats » dévoués à l’intérêt général, mais par une « classe jacassière » qui s’en met « plein les fouilles » et pour qui la situation « n’a jamais été aussi bien ».

Ce constat mène à une conclusion effrayante : « ça fait un petit moment que la France n’est plus une démocratie. » Les élections, comme le disait Coluche, ne serviraient à rien, car, quelle que soit l’issue du scrutin, la technostructure en place continuerait à faire ce qu’elle a toujours fait.