MARION MARÉCHAL pulvérise un SANS PAPIERS sur le TRAVAIL CLANDESTIN

Le Mur de la Loi : Marion Maréchal et l’Intransigeance des Principes

Face à ce témoignage poignant, la réponse de Marion Maréchal est avant tout politique et légaliste. Si elle concède entendre l’histoire personnelle d’Ibrahima, elle insiste : « il y a des règles, il y a des lois et le rôle quand même des responsables politiques c’est de faire en sorte que les lois et les règles soient respectées ». Sa posture est claire : elle n’en veut pas à Ibrahima personnellement, mais aux « responsables politiques » qui, selon elle, encouragent indirectement le non-respect de la loi.

Le point nodal de son opposition à la régularisation, et au projet de loi immigration de Gérald Darmanin (notamment l’article 3 concernant les « métiers en tension »), est le suivant : une régularisation est une « récompense faite à la violation de la loi française ». Que cette violation soit le fait de la personne entrée ou maintenue illégalement sur le territoire, ou de l’employeur qui l’a embauché en toute connaissance de cause, le principe reste le même. Et la loi prévoit des sanctions très lourdes pour cet employeur, d’ailleurs : jusqu’à 13 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement par étranger embauché illégalement, sans compter les confiscations de biens et les interdictions d’exercer.

Le deuxième axe de l’argumentaire de la femme politique se veut économique et social. Elle conteste l’idée que seuls les sans-papiers acceptent ces emplois, bien que la vidéo, elle, apporte un bémol, rappelant la surreprésentation des sans-papiers dans ces secteurs au regard de leur proportion dans la population générale. Surtout, elle assène un chiffre choc pour justifier la priorité nationale : la France compte aujourd’hui 5 millions de chômeurs, 2 millions de personnes au RSA et 3 millions de jeunes en âge de travailler qui sont inactifs. Pour Marion Maréchal, la première responsabilité d’un État digne de ce nom est de « faire en sorte que ces personnes retournent à l’emploi », avant de faire appel à l’immigration. L’opposition est frontale : la main-d’œuvre étrangère d’un côté, le potentiel chômage national de l’autre.

Métiers en Tension et Pression à la Baisse des Salaires

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Le débat dépasse la simple question du respect de la loi pour s’ancrer dans la réalité du marché du travail. L’article 3 du projet de loi immigration, auquel Ibrahima et la CGT font référence, vise précisément à octroyer une carte de séjour temporaire aux étrangers clandestins qui travaillent dans les « métiers en tension ». Un métier en tension est défini comme un emploi pour lequel l’offre est supérieure à la demande de candidats. Cette situation, soulignée par le commentateur, est le résultat d’un déséquilibre persistant.

L’explication derrière ce déséquilibre est un point crucial de l’analyse : l’immigration, et particulièrement le travail non déclaré, exerce une « pression à la baisse sur les salaires ». Les travailleurs étrangers, souvent prêts à accepter des postes peu qualifiés pour des rémunérations inférieures, créent une concurrence accrue. Cette accessibilité à une main-d’œuvre moins coûteuse permet aux employeurs de maintenir des salaires bas, rendant de facto ces emplois peu attractifs pour certains Français, qui préfèrent parfois le chômage ou d’autres opportunités mieux rémunérées.

Cependant, il est un fait que le problème des métiers en tension dure depuis quarante ans, une période durant laquelle on a eu recours à l’immigration sans que le problème ne soit résolu. Cela suggère que la simple régularisation ou l’appel à l’étranger ne sont que des pansements sur des plaies structurelles plus profondes du marché du travail français.