Les pays soutenant l’accord, menés par l’Allemagne, l’Espagne et la Commission européenne, ont montré leur détermination à répondre aux tensions économiques mondiales croissantes en diversifiant leurs relations commerciales au-delà des États-Unis et de la Chine. Ils l’ont fait malgré les protestations des agriculteurs, qui alertent depuis des années sur le risque de concurrence déloyale de la part des importations latino-américaines.
La France, en particulier, a intensifié ces inquiétudes en exerçant une forte pression sur la Commission, qui détient la compétence exclusive de l’UE en matière de commerce.
Selon un diplomate européen cité par Euronews sous couvert d’anonymat, la France a remercié vendredi la Commission pour les concessions accordées aux agriculteurs au cours de l’année écoulée, mais a finalement justifié son opposition à l’accord par des raisons politiques.
Comme prévu, l’Italie, dont le soutien était nécessaire pour que la France obtienne une minorité de blocage de quatre États membres représentant 35 % de la population de l’UE, a soutenu l’accord.
L’Italie a néanmoins obtenu des avantages concrets pour ses agriculteurs, en obtenant toutes les garanties initialement réclamées par la France, notamment un accès anticipé à 45 milliards d’euros au titre de la politique agricole commune et un gel rétroactif de la taxe carbone sur les engrais.
Pour Ursula von der Leyen, ce résultat constitue également une victoire.
