Le 26 février 2025 restera une date marquante pour le paysage médiatique français. Sur le plateau de BFM TV, le face-à-face entre le philosophe Michel Onfray et le journaliste Benjamin Duhamel a tourné à l’affrontement idéologique, illustrant la fracture profonde qui traverse la société française. Au-delà des simples échanges de mots, c’est un véritable procès du pouvoir actuel, de la gestion diplomatique et de l’état de la liberté d’expression qui s’est joué en direct.
La fermeture de C8 : Une « punition collective » inacceptable
L’un des premiers points de friction a porté sur la décision de l’Arcom de ne pas renouveler la fréquence de la chaîne C8. Pour Michel Onfray, il ne s’agit pas d’une simple application de règles administratives, mais d’une attaque frontale contre la liberté d’expression.
« On est vraiment dans une société orwellienne », a martelé le philosophe, comparant la situation au célèbre roman 1984.
Il a vivement critiqué ce qu’il perçoit comme une « punition collective » touchant 400 salariés pour les propos de quelques-uns. Selon lui, le système cherche à faire « exploser » des personnalités dérangeantes comme Cyril Hanouna, au mépris de la diversité des programmes et des emplois en jeu. Benjamin Duhamel, tentant de défendre l’autorité de régulation en rappelant les 35 mises en demeure et les millions d’euros d’amende, s’est heurté à un mur : pour Onfray, ces sanctions sont ciblées et révèlent un deux poids, deux mesures flagrant dans le paysage audiovisuel français.
