Un appel à témoins lancé
« Toute personne ayant été témoin ou disposant d’éléments permettant d’objectiver le déroulé des faits est invitée à les porter à la connaissance des enquêteurs », a fait savoir lundi le ministère public.
Une fois au commissariat, les vidéos de surveillance des locaux de garde à vue montrent El Hacen Diarra « très fatigué », puis l’homme « s’effondre » et « reste assis », selon le parquet. La vidéo montre aussi un policier « apporter une couverture et nettoyer », car El Hacen Diarra « avait commencé à uriner ». Puis un autre prend « son pouls, avant de le démenotter et de l’allonger ».
Les agents qui ont interpellé El Hacen Diarra ont d’abord été entendus par des policiers d’un autre commissariat, « avant même que la saisine de l’IGPN puisse être effective », selon le parquet. Cinq autres personnes gardées à vue ont, elles, témoigné « des diligences effectuées pour réanimer » El Hacen Diarra et « appeler les secours ».
Enquête d’un juge d’instruction
Que s’est-il passé, entre l’interpellation et l’arrivée au commissariat ? Pas d’image dans la procédure du transport d’El Hacen Diarra dans le véhicule des policiers.
Jusqu’à lundi, les investigations étaient menées pour recherche des causes de la mort et confiées à l’IGPN, la police des polices.
Désormais, un juge d’instruction va enquêter, « comme systématiquement lorsqu’une personne décède dans des conditions suspectes ou inexpliquées dans un lieu de privation de liberté », tient à souligner le parquet, qui l’a saisi pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort.
