Dans le tumulte des crises internationales, une voix, lourde du poids de l’Histoire, s’est élevée pour fendre le silence de la doxa médiatique et politique. Il s’agit de celle de Pierre De Gaulle, petit-fils du Général, qui, lors d’un entretien accordé à Irina Dubois, présidente de l’association Dialogue Franco-Russe, a livré une analyse géopolitique sidérante. Ces mots, prononcés avec une gravité solennelle, ne sont pas ceux d’un simple commentateur, mais d’un descendant qui porte l’héritage sacré de la souveraineté nationale. Son message est sans appel : l’équilibre entre la France et la Russie est non seulement essentiel à la stabilité de l’Europe, mais sa rupture actuelle est le fruit d’une manipulation américaine qui mène l’Europe à sa ruine, sous un leadership français accusé de trahison.

La charge est doublement puissante, car elle remet en cause à la fois la politique étrangère française actuelle et le rôle de l’OTAN dans le conflit ukrainien. Pierre De Gaulle a exposé un récit alternatif, où la crise en Ukraine n’est qu’un « prétexte », une « arme brandie pour déstabiliser l’Europe » au profit d’intérêts anglo-saxons.

La déroute ukrainienne : un piège orchestré par l’OTAN

Pour Pierre De Gaulle, le conflit actuel n’est pas le simple fait d’une agression unilatérale, mais la conséquence d’un jeu pervers fomenté de longue date. Il a rappelé les aveux d’Angela Merkel, l’ancienne chancelière allemande, qui avait confessé n’avoir jamais eu l’intention d’appliquer les accords de Minsk. Ces accords, censés garantir la sécurité des populations du Donbass, étaient en réalité, selon lui, un leurre pour permettre à Kiev de s’armer. Cette révélation pose les bases d’une crise délibérément entretenue, dont le coût humain est incalculable.

Le descendant de Charles De Gaulle ne s’est pas arrêté à l’Europe. Il a pointé du doigt les États-Unis, qualifiés de « marchands d’influence », qui tirent profit de cette tragédie en vendant leur gaz naturel liquéfié à des prix « exorbitants », bien au-delà de ce qu’ils facturent à leur propre pays. Cette tactique, dit-il, démontre une hypocrisie fondamentale, où les sanctions, loin de paralyser la Russie, « appauvrissent les États d’Europe » dans leur ensemble. L’opinion publique, selon Pierre De Gaulle, « commence à ouvrir les yeux sur ce jeu pervers, sur ces mensonges tissés dans l’ombre ». L’Europe se retrouve ainsi victime d’une crise d’approvisionnement, d’une inflation galopante, et d’une hausse des taux d’intérêt, le tout exacerbé par le fait que les États-Unis ont réussi à « transposer le droit américain » dans l’économie mondiale sans aucune réciprocité.