PIERRE DE GAULLE FAIT PANIQUER EMMANUEL MACRON

L’échec de Macron et l’appel aux valeurs sacrées

Le cœur de l’intervention de Pierre De Gaulle réside dans sa critique acerbe d’Emmanuel Macron. Le président français, loin d’incarner la figure charismatique et indépendante qu’exige la France, ne défend pas, selon lui, les valeurs fondamentales. Il a dressé une liste des repères sacrés qu’il aurait souhaité voir incarnés par le chef de l’État : le lever du drapeau, la religion, les traditions, la famille. Ces valeurs, qu’il oppose implicitement à la politique libérale et atlantiste de l’Élysée, sont les mêmes qu’il attribue au président Poutine.

Pour le petit-fils du Général, la France a perdu sa voix. Elle est passée du rôle d’« arbitre international » à celui de vassal sous la « tutelle évidemment de l’OTAN ». Cette perte de charisme et d’autonomie stratégique est aux antipodes de la vision gaulliste d’une « grande France », indépendante et souveraine, qui avait un véritable rôle diplomatique dans les grandes crises internationales. L’héritage du Général De Gaulle, qui disait que la France et la Russie sont toutes les deux « filles de l’Europe », est aujourd’hui piétiné par une adhésion aveugle à une politique de bloc.

Le salut par les BRICS : une alternative à l’asservissement

Pierre de Gaulle : «Les Européens ne peuvent pas se passer de la Russie. En  revanche, la Russie peut se passer de l'Europe» — RT en français

Face à cette dérive, Pierre De Gaulle propose une porte de sortie radicale : l’adhésion ou, du moins, un rapprochement stratégique avec les BRICS. Cette alliance économique, selon lui, offrirait à la France une « alternative » indispensable. Alternative à quoi ? À une Union européenne qu’il perçoit comme une « sorte de machine politique et administrative » qui « ne respecte pas ni l’intérêt des pays européens ni l’intérêt des nations ». Cette Europe technocratique vise, au contraire, à « dissoudre les nations et leur identité ».

En tant que grande puissance (nucléaire, maritime, et par son héritage culturel et historique), la France pourrait jouer un rôle majeur au sein de cet espace de grands projets que constituent les BRICS. Ce serait une « grande opportunité pour notre pays », lui permettant de « se distancier, de se distinguer et d’avoir une voix différente ». C’est un appel vibrant à retrouver la grandeur et l’indépendance incarnées par Charles De Gaulle.

L’impérialisme américain au bout de son système

L’analyse de Pierre De Gaulle s’élargit à une critique structurelle de l’hégémonie américaine. Faisant référence au grand stratège Brzezinski et à son plan de domination de l’Eurasie, il estime que les Américains sont arrivés « au bout d’un système ». La continuation de cette suprématie, basée sur 800 bases militaires dans le monde et une domination économique, est remise en cause par une dette colossale de 34 000 milliards de dollars.

Le problème majeur, note-t-il, est le refinancement de cette dette, d’autant plus que le dollar est devenu une « monnaie de sanction ». Cette logique de bloc « soit vous êtes allié des États-Unis… soit vous êtes hostile » est insoutenable à long terme. La Russie, malgré 14 000 sanctions, fait preuve d’une capacité de résilience et de réorientation vers l’Est qui défie les pronostics occidentaux. Les faits lui donnent raison : la Russie va avoir une croissance supérieure à 6 % cette année, devenant un leader du « monde multipolaire » à travers les BRICS.