Régularisation de la tech : Washington interdit de visa Thierry Breton et quatre autres personnes

Sarah Rogers décrit Thierry Breton comme le “cerveau” du règlement européen sur les services numériques (DSA) de l’UE, règlement de la sphère numérique dans l’Union qui impose la modération du contenu ainsi que d’autres normes aux principales plateformes de réseaux sociaux opérant en Europe.

L’interdiction de visa vise également Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, de l’association allemande HateAid, Clare Melford, cofondatrice de l’organisation britannique Global Disinformation Index, et Imran Ahmed, directeur général britannique du Center for Countering Digital Hate (centre de lutte contre la haine numérique), dont le siège est aux États-Unis.

L’Europe condamne fermement
“La chasse aux sorcières de McCarthy est-elle de retour ?”, a écrit, en anglais, Thierry Breton, sur X. “Pour rappel : 90 % du Parlement européen — démocratiquement élu — et les 27 États membres à l’unanimité ont voté le DSA. À nos amis américains : la censure n’est pas là où vous le pensez.”

Les réactions des responsables européens ont été nombreuses. Ces interdictions “relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”, a jugé Emmanuel Macron. “La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes”, a-t-il écrit sur X, assurant que l’Europe continuerait à défendre sa “souveraineté numérique” et son “autonomie réglementaire”.