RÉVOLTE DES MAIRIES : MACRON PERD LE CONTRÔLE EN DIRECT — L’ÉTAT VACILLE !

C’est une petite musique qui monte, d’abord imperceptible, puis assourdissante, des profondeurs de la France dite « périphérique » jusqu’aux centres-villes des grandes agglomérations. Ce que certains observateurs appellent désormais la « révolte des drapeaux » est en train de transformer les façades de nos mairies en véritables champs de bataille idéologiques. Partout sur le territoire, des élus locaux, souvent sans étiquette ou proches de leurs administrés, posent un acte radical : le retrait pur et simple du drapeau européen.

Un symbole devenu paratonnerre de la colère

Ce geste, d’apparence administrative, cache en réalité une fracture politique et sociale béante. Pour Emmanuel Macron et le bloc au pouvoir, le drapeau bleu aux douze étoiles dorées est bien plus qu’un ornement ; c’est le totem d’un projet de civilisation, d’une France intégrée et ouverte. Mais pour une part croissante de la population, ce même tissu est devenu le symbole d’une dépossession démocratique.

Le malaise prend racine dans un souvenir qui refuse de s’effacer : le référendum de 2005. À l’époque, les Français avaient dit « non » à la Constitution européenne. Pourtant, par le biais du traité de Lisbonne, les élites politiques avaient passé outre cette volonté populaire. Aujourd’hui, en décrochant ce drapeau, les maires ne font pas que retirer un objet ; ils rappellent au pouvoir central que la légitimité ne se décrète pas d’en haut, elle se gagne par le consentement.

La fin du blackout médiatique

Pendant plusieurs semaines, un silence pesant a régné dans les rédactions nationales. Comme si ignorer le phénomène suffirait à le faire disparaître. Mais on ne cache pas indéfiniment un incendie qui gagne la forêt. Des petites communes rurales aux sous-préfectures, le mouvement a franchi un seuil critique. Aujourd’hui, les chaînes d’information et les grands quotidiens ne peuvent plus détourner le regard. La panique qui gagne le camp présidentiel est désormais visible : elle se lit dans la crispation des ministres et dans l’agitation des préfets.

Le pouvoir est coincé dans une impasse juridique. Contrairement à une idée reçue savamment entretenue, le pavoisement européen des mairies n’est pas obligatoire par la loi. Cette absence d’obligation légale rend la répression difficile et expose la nudité d’un pouvoir qui ne peut plus compter que sur l’intimidation ou la morale pour imposer ses symboles.