La guerre de 2011 : Une intervention aux arrières-pensées sombres

L’article met en lumière un lien troublant entre les secrets de financement et les décisions géopolitiques. Edwy Plenel appelle à une relecture de l’intervention militaire en Libye de 2011. Alors que la France a mené la charge pour renverser Kadhafi, Plenel s’interroge sur les véritables motivations de ce zèle guerrier. S’agissait-il de protéger les populations civiles ou de faire taire un témoin gênant qui en savait trop sur les coulisses de l’élection de 2007 ?
Les conséquences de ce chaos sont aujourd’hui palpables : dispersion de l’arsenal libyen, déstabilisation du Sahel et montée du terrorisme djihadiste. “Nous combattons ce que nous avons créé”, soupire Plenel. Contrairement à la Grande-Bretagne ou aux États-Unis, la France n’a jamais mené d’enquête parlementaire approfondie sur les dérives de cette guerre. Pour le journaliste, c’est un manquement grave à l’honneur de la République.
