Soumission sexuelle : en pratique, comment ça se passe ?

Les deux grandes pratiques dans la soumission sexuelle 


L’appartenance à l’autre est certainement le fantasme le plus fréquent dans une relation de Domination-Soumission. Elle peut se matérialiser par un collier passé au cou du (de la) soumis(e) mais peut aussi être accomplie par d’autres manières plus sexuelles :

  •  Contraindre le partenaire à l’abstinence, en lui plaçant une cage de chasteté sur le sexe interdisant toute érection possible (s’il s’agit d’un homme) ; soit des anneaux sur les grandes lèvres de la femme, que le maitre peut cadenasser pour l’empêcher d’ avoir des rapports sexuels, explique Yves Saint Amour. En revanche, comme il le précise, même si la ceinture de chasteté peut être une alternative envisagée, elle est désormais rarement utilisée… (Vivons avec notre époque, bon dieu !)
  • A l’inverse, le Maitre ou la Maitresse peut ” contraindre ” le (ou la ) partenaire soumis (e) à des rapports sexuels avec la ou les personnes de son choix, l’offrir aux autres comme un objet en somme, comble de l’humiliation. Rappelons toutefois qu’il s’agit là d’un jeu et même si l’apparence pourrait être trompeuse, le consentement préalable du (de la) soumis(e) est bien évidemment indispensable.

Les autres jeux d’humiliation cérébrale

Il existe d’autres formes de soumission cérébrale où l’humiliation prend toute son importance. “ Contraindre par exemple le (la) soumis(e) à se comporter comme un animal ( un chien ou un chat : petPlay, ou encore un poney : ponyPlay) explique Yves Saint Amour. Le Dominant ou la Domina endosse alors le rôle du dresseur ou du soigneur selon le type de relation recherché. J’ai déjà vu dans des clubs, des hommes déguisés en chien, affublés d’un masque canin en cuir, de moufles de chiot et d’un plug queue de renard pour que la situation soit encore plus humiliante, se promener en laisse aux pieds de leur Domina, courir après une balle, aboyer ou encore boire dans une gamelle : certains font preuve d’un mimétisme étonnant ! “

Ces jeux de rôle animaliers sont très représentatifs des pratiques fétichistes dans le BDSM mais le travestissement du soumis est encore bien plus fréquent. Le soumis peut porter des talons hauts, revêtir des dessous sexy ou à l’inverse être complètement nu, être exposé dans une situation indécente, tout cela lui procurant autant de plaisir à lui qu’à sa Domina. Yves Saint-Amour connait un couple qui vient souvent à ses soirées dont l’homme porte à chaque fois des talons hauts. C’est certes un acte de féminisation en apparence mais qui n’atténue en rien sa virilité, bien au contraire. “ En discutant avec eux, ils m’ont confié que l’homme avait commencé à porter des talons pour satisfaire un fantasme de sa femme et que cela avait pimenté leur vie sexuelle à tel point qu’ils ne pouvaient plus s’en passer désormais “.