Soumission sexuelle : en pratique, comment ça se passe ?

Faut-il être masochiste pour s’adonner à la soumission ?

” Lorsque l’on parle de soumission sexuelle à des néophytes, bon nombre d’entre eux pensent d’abord au coté masochiste de ces jeux érotiques, précise Yves Saint-Amour. Mais le Sado-Masochiste (auxquelles font référence les deux dernières lettres de l’acronyme BDSM) n’est qu’une des pratiques du BDSM et la soumission peut très bien se pratiquer sans aucun acte SM. Même si je connais de nombreuses soumises qui arrivent à transcender la douleur pour la convertir en plaisir, cela n’est pas à la portée de tous et surtout pas des débutants. Tout est une question du réglage du curseur pour cette pratique. Vous avez déjà pris du plaisir lorsque votre partenaire vous a administré une petite claque sur les fesses au moment opportun ? Eh bien, ça n’est ni plus ni moins qu’une pratique SM mais avec le curseur au minimum (rires) “.

Hormis la fessée et la gifle qui se pratique à main nue, le SM fait souvent appel à des accessoires très variés, du fouet avec ses claquements effrayants et ses marques incisives (réservé aux initiés exclusivement qui maitrisent cette pratique) aux martinets (manche avec plusieurs lanières de cuir) qui peuvent être doux ou durs selon le type de cuir, le nombre et la largeur des lanières qui le composent.

Il existe aussi des pratiques plus mystérieuses comme le ” gant de vampire ” : un gant avec des pointes en acier sur la face intérieure qui rendent (selon les initiés) l’effleurement délicieusement excitant, un mélange étonnant de sensations. Ou encore la roulette de Wurtenberg, un instrument médical inventé par un neurologiste, et détourné de son usage, une roulette hérissée de petites pointes. (Vivement déconseillé en cas de première séance, sauf goût immodéré du risque…)

Savoir gérer une séance de soumission

Toutes les pratiques BDSM peuvent se mêler entre elles ou s’enchainer les unes après les autres dans une même séance. D’autres accessoires comme un bandeau pour les yeux (décuple les sensations tactiles et l’imaginaire du (de la) soumis(e) en se référant à ses fantasmes inavoués) ou encore tous les sextoys du commerce peuvent compléter les différentes pratiques BDSM. “ Un bon Dominant ou une bonne Domina doit toujours savoir varier toutes ces pratiques en les mixant les unes avec les autres, relève notre expert. Cela nécessite évidemment de connaitre les attentes et restrictions du (de la) soumis(e) ” Il existe bien d’autres pratiques évidemment comme les bougies, les caresses (et oui …), les cubes de glace, l’exhibition, l’ondinisme, les plumes, le cellophane, l’électro-stimulation, paddle, baillon, …

Mais qui sont les soumis(es) ?

Les soumis(es) recherchent l’abandon de soi et aspirent à un lâcher prise complet dans lequel ils y puiseront leur plaisir. Les dominant(e)s, quant à eux, tirent le leur dans le contrôle du jeu et dans le pouvoir qu’ils s’octroient sur l’autre. Ils ont besoin de cette sensation de puissance pour être excité et prennent plaisir à choisir la manière dont ils vont satisfaire l’autre. Le fait de changer de rôle permet d’expérimenter de nouveaux comportements inhabituels et ainsi de doper sa libido en pimentant sa vie sexuelle. Ces jeux bien maîtrisés peuvent donc être l’occasion d’inverser les rôles au sein d’un couple mais aussi socialement. “Contrairement aux idées reçues, les soumis sont souvent – je dirai à 70% – des hommes qui ont dans la vraie vie des positions haut placées, remarque notre spécialiste. Ils sont dominants dans la vie professionnelle et se libèrent de tout ça dans leur vie sexuelle. Ce sont les meilleurs soumis ! “