L’information a été révélée pendant les vacances de Noël : le ministre de l’Éducation, Giuseppe Valditara, a présenté la version finale du projet de loi sur l’éducation à la sexualité et à l’identité de genre. Ce texte interdit toute discussion sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre dans les écoles maternelles et primaires et la soumet à l’autorisation écrite des parents dans les collèges et lycées. Le ministre a souligné que l’objectif n’était pas de « transformer les écoles en laboratoires idéologiques, mais de se concentrer sur la lecture, l’écriture et le calcul ».
L’annonce est intervenue plus tôt que prévu : la Chambre des représentants n’avait adopté le projet de loi qu’en décembre, avec 151 voix d’avance. Peu avant la fin de l’année, le gouvernement a accéléré le processus afin de « clarifier la situation pour la rentrée universitaire ». Mais jusqu’où vont réellement ces directives ? Examinons cela de plus près.
Le paragraphe 3 interdit formellement aux enfants de 5 à 10 ans « toute forme d’enseignement, de travail par projet ou d’intervention d’experts externes portant sur l’idéologie du genre, les modèles de fluidité de genre ou les questions LGBTQIA+ ». Pour les élèves de 11 à 18 ans, une autorisation parentale est obligatoire : sans la signature des deux parents ou tuteurs légaux, aucun enseignant ne peut aborder un tel sujet, même s’il concerne la prévention du harcèlement scolaire.
Un nouveau registre central oblige les écoles à télécharger leurs documents à l’avance. Le ministère de l’Éducation effectue des contrôles aléatoires pour vérifier que les formulations respectent l’interdiction. Les infractions peuvent être sanctionnées par des mesures disciplinaires, y compris la suspension. Mais pourquoi tant de parents soutiennent-ils ce renforcement de la réglementation ?
